Mission Humanitaire


« Être grand, c’est soutenir une grande cause »

Mission humanitaire d’urgence

La mission consiste à aller à la rencontre des enfants et jeunes migrants qui vivent actuellement à Palerme. Du 16 au 29 août 2016, nous irons à Palerme et nous y menons une action pédagogique visant à renforcer l’estime de soi, par le sport, la danse ainsi que par des entretiens psychologiques individuels ; nous acheminons aux jeunes une aide matérielle concrète ; nous exposerons notre bilan post action à notre retour en France.

Nous conduisons cette action au sein de l’école Falcone, mise à disposition par la Ville de Palerme, ville jumelée avec Montpellier. Cette école est située dans le quartier ZEN, un quartier difficile particulièrement touché par la délinquance et le faible taux de scolarisation. Aussi, notre action permettra aux jeunes de l’école et du quartier, inscrits au préalable, de participer à notre action et ainsi de découvrir d’autres jeunes, de leur âge, qui viennent de pays différents.

Symbole de la réussite de notre mission, le Maire de Palerme Leoluca Orlando, très engagé dans la crise des migrants et promoteur d’une Charte de Mobilité Humaine Internationale, est venu distribuer les médailles et partager un moment convivial lors de la représentation finale.

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C’est une action multiple : c’est un projet pédagogique, une aide matérielle concrète et un vecteur d’éveil des consciences.

Origine de la mission

Pourquoi partir en mission humanitaire d’urgence ?

En tant que citoyens européens et français, nous avons une part de la solution dans nos cœurs et une part de responsabilité dans nos actes.

Depuis l’aube des temps, l’Homme est un migrant.

Qu’il s’agisse de fuites causées par la guerre, la haine ou la faim : les tribus germaniques il y a plus de 2000 ans ; les sectes protestantes hollandaises et anglaises qui fondèrent les États-Unis d’Amérique; les Républicains espagnols…

Ou de départs volontaires avec pour but de conquérir et/ou « d’apporter la civilisation » – les antiques Grecs fondant Phocée puis par essaimage Marseille ; Alexandre le Grand qui apporta de gré et de force l’Hellénisme en Égypte et en Inde; la Grande Armée de la République et de l’Empire.

Qu’il s’agisse de réalités historiques, d’ailleurs, ou qu’il s’agisse de croyances ou de mythes fondateurs : Abram devenant Abraham et Yahvé lui accordant la Terre Promise de Canaan; Énée fuyant Troie ravagée par les Grecs et fondant Rome.

Entre la connaissance et la conscience, il y a la prise de conscience. Celle-ci est une condition requise pour agir intelligemment et justement. La conscience va permettre de réagir utilement à partir d’une connaissance ayant réalisé les connexions et réflexions nécessaires.

Ayant pris acte de plusieurs éléments :

⋅ Situation géopolitique en Afrique, au Moyen Orient et au Proche Orient très instable et dangereuse ;

⋅ Conflits qui se sécularisent, s’intensifient, gagnent des zones géographiques jusque là épargnées ;

⋅ Des migrations liées à la guerre donc, mais pas que : climat, économie, maladies, sont aussi des causes non négligeables dans l’analyse causale de ces bouleversements ;

⋅ Il résulte de tout cela que des êtres humains, et comme d’habitude les plus touchés à savoir les enfants, les pauvres, les démunis, sont victimes de ces événements internationaux.

À partir de cette constatation, plusieurs possibilités sont offertes : nous choisissons celle de l’action concrète et consciente, basée sur une réflexion constructive et digne.

Les réfugiés nouveaux arrivants sont souvent bloqués dans les centres d’accueil dans l’attente d’une réponse concernant leur demande de déplacement sur le territoire européen. La nourriture qui leur est distribuée provient essentiellement de dons. Il s’agit souvent d’excédents alimentaires. Les enfants ne mangent pas toujours ce dont ils ont le plus besoin, mais ce qui est disponible. Concernant les vêtements, les livres et les jeux, ils ont le strict nécessaire, il n’est pas possible d’emporter avec eux tout le matériel dont il ont besoin

La situation réservée aux enfants et aux jeunes, dans une société, est souvent plus révélatrice de l’idée que l’on se fait de l’avenir, que des beaux discours vides de sens. En l’espèce, les enfants et les jeunes sont les premiers à être victimes de ces migrations forcées ; ils ne sont absolument responsables de rien, mais ils souffrent pourtant le plus.

Notre devoir moral et humain est de faire tout ce que nous pouvons pour mettre en place les conditions qui permettront à ces enfants et à ces jeunes d’avancer malgré les épreuves tragiques qu’ils subirent

D’autre part, s’il convient d’apporter une solution à ces problèmes là où ils se passent, d’aider au maximum ces pays en danger tout en respectant le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes, cela ne nous exonère pas de notre mission d’aide et d’hospitalité.

Cette tragédie se déroulant sur notre territoire, l’Europe, il faut agir au plus vite : les problèmes politiques sont des cancers qui dégénèrent par manque d’actions de certains dirigeants. Si nous apportons une solution à ce problème là où il se pose en premier, c’est-à-dire aux portes de l’Europe, par de l’aide concrète, des décisions politiques humaines basées sur de la logique à long terme, avec des compétences plurielles apportées, alors, nous le proclamons, le problème des réfugiés n’en sera plus un.

La solution à ce problème n’est pas unique, attendu qu’il dure depuis plusieurs années, et qu’il ne semble pas ralentir. En revanche, en tant qu’êtres humains défendant un idéal et ayant des choses à dire, nous avons une part de la solution dans nos cœurs et une part de responsabilité dans nos actes. L’indifférence ne sied pas à l’âme française et européenne, et agir est un devoir. Éduquer, former, faire vivre dignement des personnes qui ont tout bravé pour venir s’échouer sur nos côtes ; pour parvenir à les intégrer rapidement au sein de notre grand continent, voilà l’enjeu, voilà le défi. Il faut le relever, en invoquant le devoir de mémoire qui doit nous inspirer à ne pas refaire les erreurs du passé.

Attendu qu’il faut se soucier principalement de ce qui dépend de nous – comme le prescrivait Sénèque, que notre capacité à changer les choses doit être mise en priorité au service de ce qu’on peut changer concrètement, et que la doctrine du réel est la seule qui vaille : nous nous sommes posés la question : que faire ? S’indigner, oui. Manifester notre soutien, oui. Critiquer, oui. Mais les déclarations de principe non suivies d’effets sont infécondes. Forts de nos expériences respectives, de nos volontés, de nos savoirs, nous avons décidé d’agir.

Il faut agir avec résolution et discernement : nous avons prévu d’avoir une action qui soit concrète, utile, et qui permette d’éveiller les consciences

Dans le souci d’éveiller les consciences quant au sort réservé aux migrants et réfugiés, et surtout dans le désir d’apporter une aide concrète, Jeunesse S’engage se rend à Palerme chaque année afin de mener une action utile auprès des enfants et des jeunes migrants et réfugiés.

Données préliminaires

Éléments de réflexion sur la crise migratoire et humanitaire en Europe

Le phénomène de migration n’a rien d’exceptionnel en soi puisque des flux migratoires ont existé à toute époque et dans toutes les régions du monde ; néanmoins, depuis l’année 2015, l’ampleur des mouvements de populations vers l’Europe, et en particulier l’Union européenne, ainsi que la médiatisation de ces mouvements, a provoqué ce que l’on désigne désormais sous le terme de « crise migratoire ».

Migrants ou réfugiés ?

Le terme de migrant est en réalité assez vague et désigne un individu, ou un groupe se déplaçant de leur lieu de résidence habituel vers un autre espace géographique sans notion de durée dans le temps. Ainsi, les voyages d’affaires ou même le fait de partir en vacances peuvent être considérés comme des phénomènes de migration au même titre que chercher du travail à l’étranger. Dans la presse, le terme de migrant fait référence aux populations issues en particulier du Maghreb, d’Afrique sub-saharienne ou du Moyen-Orient, qui quittent leur pays pour de multiples raisons comme la guerre, la misère, les persécutions. Derrière ce terme, quelque peu abstrait, il faut donc considérer celui de réfugiés. Tous les réfugiés sont des migrants mais tous les migrants ne sont pas des réfugiés. Selon la Convention de Genève, un réfugié est une personne qui, par crainte d’être persécutée du fait de sa religion, de sa race, de sa nationalité, de ses opinions politiques ou de son appartenance à un certain groupe social, se trouve hors du pays dont elle a la nationalité et ne peut ou ne veut en réclamer la protection ou dans lequel elle a sa résidence habituelle et ne peut ou ne veut y retourner.
Cependant l’UNHCR (Agence des Nations Unies pour les réfugiés) a étendu cette définition aux individus pouvant être des victimes de violences (en particulier les femmes et les enfants). Juridiquement, il faut pouvoir prouver que des menaces pèsent sur son existence dans son pays d’origine pour pouvoir obtenir le statut de réfugié (un droit d’asile) mais dans le cas de conflits généralisés ou de cas particuliers l’UNHCR octroie de manière plus ou moins large le statut de réfugié sans justification préalable.

Le début de la crise migratoire et ses raisons

On assiste depuis le début de l’année 2015 à une augmentation importante de migrants cherchant à entrer au sein de l’Union européenne. Le phénomène en soi n’est pas nouveau mais les proportions sont assez inédites et on a pu observer depuis quelques années une explosion des demandes d’asile (voir graphique) liés à ces mouvements migratoires. Source : Eurostat Tous les migrants ne faisant pas (ou n’étant pas en mesure de faire) de demandes d’asile, leur nombre au sein des frontières de l’Union européenne est plus important que ne le laisse percevoir les chiffres fournis par Eurostat. Cette croissance importante du nombre de réfugiés en Europe s’explique avant tout par l’aggravation des conflits surtout au Moyen-Orient. En effet, la Syrie et l’Irak mais aussi la Libye connaissent depuis 2011 des guerres civiles ayant entrainé le déplacement de dizaine de milliers de personnes fuyant les zones de combats et passant la frontière des pays voisins (Liban, Turquie, Égypte). L’UNHCR estime ainsi qu’entre le début du conflit en 2011 et l’année 2015, près d’un Syrien sur cinq a quitté son pays (soit environ 4,6 millions de Syriens sur une population totale d’environ 23 millions d’habitants avant la guerre). Cherchant à échapper à la misère et aux violences causées par la guerre, de nombreux réfugiés se dirigent alors vers l’Europe qui apparait comme économiquement prospère et politiquement stable. De manière plus large on peut distinguer trois facteurs, parfois combinés les uns aux autres qui expliquent cette intensification des mouvements migratoires :

– La guerre, ce qui a été évoqué précédemment, avec l’instabilité politique et les destructions qu’elle engendre.

– Une situation économique et sociale dégradée (des taux de chômage importants, un part importante de la population sous le seuil de pauvreté, de fortes inégalités).

– Les persécutions, qu’elles soient d’ordre politique, ethnique ou religieux.

L’origine des migrants, et plus spécifiquement celle des réfugiés, est variée. Comme l’indique le diagramme et les tableaux ci-dessus et ci-dessous, les réfugiés syriens, afghans et irakiens représentent à eux seuls plus de la moitié des demandes d’asile soit 662 540 sur 1 255 640 demandes dans l’Union européenne, un chiffre qui continue de croître, ce qui n’est guère étonnant si l’on considère que ces pays sont traversés par des guerres civiles. Un nombre important de ces demandes vient aussi du Kosovo (66 885 demandes) et de l’Albanie (65 935 demandes), deux pays des Balkans ce qui montre que de tels flux existent même au sein de l’Europe. Un exode d’Albanais et de Kosovars qui s’explique pour des raisons surtout économiques. L’Albanie reste un pays peu développé en proie à de grandes difficultés économiques même après la chute du régime communiste en 1991. Quant au Kosovo, sa situation n’est guère plus reluisante, le pays s’étant déclaré indépendant en 2008, n’est pas reconnu par l’ensemble de la communauté internationale et son économie reste encore fortement dépendante des aides étrangères. Un dernier exemple, celui de l’Érythrée (33 095 demandes), devenu indépendant en 1993 après près de trente ans de guerre avec son voisin éthiopien, le pays se distingue aujourd’hui par un parti unique, la répression des oppositions politiques et des persécutions religieuses responsables de l’émigration d’une partie de sa population.

Une crise humanitaire

Pour rejoindre le cœur de l’Europe, les migrants empruntent différentes routes en fonction de leur pays d’origine (voir carte) les principales routes passant par :

– Le Maghreb et l’Afrique de l’Ouest = les migrants venant d’Afrique de l’Ouest (Mali, Nigéria) mais aussi ceux marocains, tunisiens ou encore algériens qui cherchent à atteindre les enclaves espagnoles de Ceuta et Melilla, à rejoindre les îles Canaries ou à traverser le détroit de Gibraltar.

– La Libye = les migrants venant d’Afrique centrale et de l’Est (Erythrée, Somalie Soudan) ou les réfugiés de guerre libyens cherchent à aller par la mer vers l’ile de Malte, de Lampedusa, la Sicile, la Sardaigne, ou encore la Calabre et les Pouilles. Un chemin qui voit sa fréquentation augmenter avec l’aggravation de guerre civile libyenne.

– La Turquie = avec l’aggravation de la guerre civile syrienne touchant aussi l’Irak et le développement de l’Organisation État Islamique, un afflux massif de réfugiés en particulier, syrien et iraquien, transite par la Turquie pour se rendre ensuite en Grèce et dans les Balkans afin de rejoindre des pays comme l’Allemagne, la France ou l’Angleterre. Source : Le Monde Diplomatique

Ce sont souvent de très longs voyages faits dans des situations particulièrement difficiles et qui sont parsemés de dangers (traversée de mer, violences, extorsions, maladie, faim). Les migrants, pour la plupart irréguliers, doivent faire appel aux services de passeurs pour pouvoir traverser la Méditerranée et rejoindre l’Europe. Après avoir été délestés de leurs économies, ils sont ensuite entassés dans des embarcations précaires pour effectuer la traversée dans des conditions exécrables. Il arrive assez régulièrement que ces navires de fortune fassent naufrage et l’IOM (Organisation internationale pour les migrations) a dénombré depuis le début de l’année 2016 plus de 1240 réfugiés morts ou disparus en tentant de traverser la Méditerranée pour rejoindre l’Europe. Ces 1240 morts s’ajoutent aux 3770 morts ou disparus au cours de l’année 2015 dans des circonstances similaires.

Au-delà des dangers et de la dureté du voyage des migrants, ces derniers font fassent à des situations tout aussi difficiles au sein des camps dans lesquels ils sont regroupés qu’ils soient en Europe (comme à Calais) ou en Turquie. Le manque de nourriture, de vêtements, d’accès à l’eau, de logements, sont autant d’éléments qui rendent l’existence des réfugiés et des migrants particulièrement difficile. La Sicile, un point d’entrée vers l’Europe Avec l’intensification des conflits syrien et libyen, la Sicile, la Sardaigne, les îles de Malte et de Lampedusa sont devenus la voie principale par la mer utilisée par les migrants pour accéder à l’Europe (la Thrace à la frontière gréco-turque étant la voie privilégiée par la terre).

En 2014 le nombre de passages illégaux en Italie par la mer était évalué à près de 170 000, un chiffre deux fois plus important que celui enregistré en 2013. Parmi ces 170 000 passages, 140 000 avaient pour lieu de départ la Libye. Pour l’année 2016 (entre janvier et mars), l’agence Frontex évalue le nombre de passage illégaux à 18 694 dans ce même espace géographique. Avant 2011, la prospérité de la Libye attirait de nombreux migrants surtout économiques, le pays servant de point d’arrivée ou de transit vers l’Europe pour ceux cherchant de meilleures conditions de vie. Ainsi on dénombrait de nombreux Tunisiens, Nigérians, Somaliens ou Erythréens. Ce mouvement a connu un ralentissement considérable avec la signature d’accords bilatéraux entre la Libye et l’Italie en 2009 ; mais en 2011, avec la chute du régime de Mouammar Kadhafi et les printemps arabes, la Méditerranée centrale est redevenue un lieu de passage important pour les migrants. Avec la déliquescence de l’Etat libyen et la réorganisation des réseaux de passeurs, le nombre de migrants (parmi lesquels beaucoup de Syriens) débarquant sur les côtes italienne a rapidement augmenté à partir de 2014. La Sicile et l’ile de Lampedusa étant des zones de transit pour les migrants vers l’Europe, et ce bien avant la « crise migratoire » de 2015, des infrastructures ont été mis en place afin d’accueillir les migrants illégaux dans l’attente de leur rapatriement ou de l’acceptation de leur demande d’asile. Cependant les capacités d’accueil de ces centres sont insuffisantes et l’afflux de migrants ne fait qu’accroitre la pression sur ces lieux déjà surchargés qui manquent de moyens pour assurer des conditions de vie décentes aux nouveaux arrivants.

Participer à cette mission

Conformément à l’idée que nous nous faisons de l’avenir, les projets de cette envergure ne sauraient être fait en petit comité. Aussi, l’aide de tout un chacun est la bienvenue. Cette mission humanitaire est une mission citoyenne.
Qu’il s’agisse d’un don de matériel, financier ou d’un mot de soutien chaleureux, cela nous conforte dans nos actions en sentant que nos valeurs sont partagées

Concrètement, le projet se refera donc durant la fin de l’année académique 2015-2016 : une collecte de matériel a eu lieu tout au long de l’année, et une collecte de fond est réalisée actuellement.

D’ores et déjà, de nombreux soutiens nous ont aidé, et nous aident dans notre action : les villes de Montpellier et de Palerme, le collège de l’Assomption

 

Vous avez des vêtements à donner? Des choses à dire? Des envies de participation? Des désirs d’être le changement que vous voulez voir dans le monde? 

Une seule adresse : Ulule.fr – Financement participatif


NB: Bilan action humanitaire de Jeunesse S’engage – Palerme, août 2015

 

Retours sur la mission

Bilan de la mission (pdf)

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